Saint-Germain-de-Calberte

 

Département : Lozère … Région : Languedoc-Roussillon

 Ses habitants sont appelés les Calbertois

… L'origine du nom du village pourrait venir de sa situation privilégiée :  « cale » : un endroit plat et bien exposé …  « berte »: vert …

 

 

Au cœur des Cévennes historiques.

Territoire intègre pour partie la zone cœur du Parc National des Cévennes et pour l'essentiel sa zone périphérique

On y retrouve tous les éléments cévenols les plus caractéristiques :

 Zone de culture protestante où s'est déroulée la révolte des Camisards

Terre schisteuse traversée par l'un des Gardons, où se cultivaient châtaigniers et s'éduquaient les vers à soie où l'on produit toujours des « pélardons »

Maisons aux toits de Lauzes et aux murs de schistes

- les logements les plus anciens ont été construits dans les matériaux locaux que sont le schiste et le quartz -

La lauze prédomine sur la tuile romane pour la couverture des toits.

- elle est même obligatoire dans la partie du territoire communal située dans la zone cœur du Parc National des Cévennes -

  … Pont de Lancizolle

 

… Pont de la Lune …

 … Allée des Cerisiers …

 

 … Intérieur du village …

 … L’Eglise …

 

… Le Temple …  

 «  Ah ! la belle vie … et … le bon vieux temps … »

 

… Et pour séjour … vous avez le choix entre la vie de château … ou … la cuisine bourgeoise et le confort moderne …

 

 … Vieux Château …

 

 

… Le Château Neuf …

… ou …

 

 

« Hôtel Martin »

 

 

 

 

 

… Le village, un jour ordinaire 

 

 

 

 

… Au village, un jour de fête …

 

 

… Autour du village …

 

 

 

 

… « Faïsses » …ou … « Bancels » …

 

Autrefois …  pour la culture des châtaigniers ou des mûriers … en vue de la filature de la soie

 

Aujourd’hui, pour les potagers ou l’élevage des chèvres … en vue de la fabrication des pélardons

 

 

 

 

 

… Par tous les temps …  … Choisir le bon chemin …

 

… Vieille « draille » de schiste, luisante de pluie                                               … ou …                 Ancienne voie de chemin de fer, envahie par les herbes folles …

… Un peu d’histoire …

A l'origine du peuplement de ces vallées cévenoles

Les drailles qui longent les limites de la commune de Saint-Germain-de-Calberte

-  voies de communication très anciennes entre le Massif Central et les régions méditerranéennes -

 

Vers 1350

 Saint-Germainde-Calberte comptait sept feux sur la rue haute

1362

Construction de l'église et d'un « studium » sous l'égide du pape Urbain V, originaire de Grisac, près du Pont-de-Montvert.

 

Vers 1540

 Saint-ermain-de-Calberte reçoit les premiers souffles de la Réforme.

Un temple est construit dans le centre du village

Ce temple fut détruit par la suite; seul subsiste une portion de mur perpendiculaire à la rue sur l'emplacement des maisons Manen et Daumet.

 

Vers 1660

les troubles entre protestants et catholiques naissent.

Pour la paroisse de Saint-Germain-de-Calberte, on comptait 623 protestants et 80 catholiques.

Le village servit de centre de regroupement pour les habitants des fermes et hameaux environnants - rasés par ordre du roi -

 Une garnison des troupes royales les protègeait.

1687

 L'abbé du Chayla fonde un séminaire qui eut jusqu'à 80 pensionnaires.

C'est à partir de Saint-Germain-de-Calberte qu'il rayonnait et menait ses inspections dans toutes les Cévennes.

 

27 juillet 1702

« Les restes de Messire François Langlade du Chayla,

ancien curé de Saint-Germain-de-Calberte, inspecteur des missions, tué au Pont-de-Montvert par les religionnaires de Saint-Julien-d'Arpaon,

sont enterrés dans l'église … »

(Extraits d'une monographie d'un instituteur de Mende, datée de 1885).

L’assassinat de l’Abbé du Chayla le 24 Juillet 1702  … marque le début de la Guerres des Camisards.

1er janvier 1703

 Le village est attaqué par les camisards qui sont repoussés après avoir incendié quelques maisons.

 

1845

 La population est à son maximum : 2000 habitants.

Dans la vallée du Gardon de Saint-André-de-Lancize, dix moulins sont en activité.

 

Vers 1880

 la dépopulation se fait déjà sentir.

La commune comptait tout de même 500 habitants : 324 dans le village, 50 à la Bastide, 40 à Cadoine et 38 à la Liquière.

 

Au XIX ème siécle

 les résineux n'existent pratiquement pas

« Le sommet des montagnes et les versants sont entièrement stériles et dénudés.

Ce n'est qu'un descendant dans les vallées que l'on commence à rencontrer quelques rares châtaigniers, chétifs

et quelques habitations, presque toutes isolées les unes des autres, suspendues aux rochers sur le bord de précipices dont la profondeur donne  le vertige »

- récit d’une voyageur découvrant Saint-Germain-de-Calberte vers 1880.