*** Bramabiau ***                      «  L’Abîme qui Brame comme un Boeuf » 

 

 

« Site Etrange et singulier,

c'est certainement à Bramabiau que les amateurs de grottes risquent le moins d'éprouver une impression de déjà vu. »

"Caprice de la nature tel qu'on n'en connaît pas de semblable"

 

Edouard-Alfred Martel

 

Entre Millau et le Mont Aigoual

- à proximité de Camprieu …à la limite des Cévennes et des Grands Causses -

Au contact avec le calcaire … le ruisseau du Bonheur … s'engouffre sous le Causse de Camprieu …

 

… pour ressortir …

800 mètres plus loin et jaillir en cascade par une étroite fissure

 

  

 

Depuis la zone des pertes jusqu’à la résurgence

- où le ruisseau du Bonheur change de nom pour devenir le Bramabiau -

le torrent souterrain coule au fond d’une diaclase

qui donne accès à un labyrinthe orné de salles calcifiées … de marmites de géant … de piliers d'érosion tourbillonnaires

 

 

 

Aujourd’hui encore, l'eau continue son travail d’érosion.

Tout à la fois

spectacle d’une beauté farouche aux multiples aspects

architecture monumentale construite avec un art inimitable par la nature qui continue de faire son oeuvre

modèle parfait propre à expliquer la formation de la plupart des cavernes en milieu karstique, berceau de la spéléologie française

et pour finir, sanctuaire de traces laissées par les hommes préhistoriques.

   

 

   

 

Les galeries

forment un entrelacement complexe

 

10 210 mètres pour le réseau seul

( dont une partie est ouverte à la visite du public )

10 710 mètres pour l’ensemble spéléologique

du plateau de Camprieu

 

 

 

… 27 et 28 juin 1888 …

 Première traversée de l’abîme de Bramabiau effectuée

… par Edouard Alfred MARTEL …

( et son équipe )

…1982 …

Dernières découvertes … pour le réseau Mazauric

La présence de traces de dinosaures sur le Causse de Camprieu ajoute  un aspect pittoresque à l’intérêt scientifique !

 

… 24 août 2005 …

L’ensemble formé par l’abîme de Bramabiau et ses abords … est classé en tant que « site pittoresque et scientifique »

(décret publié au Journal officiel le 31 août 2005 )

Cette mesure officielle renforce et élargit l’inscription ponctuelle qui datait de 1941

Ainsi sont garanties  la protection du réseau souterrain et des espaces situés au-dessus des  paysages associés à la perte du Bonheur,

à la résurgence sur le Causse de Camprieu et du versant boisé qui fait face à l’alcôve.

Sont exclues de cette protection,

les zones urbanisées ou à urbaniser au plan d’occupation des sols

ainsi que les installations liées à la visite touristique de l’abîme de Bramabiau

( bâtiment d’accueil et aire de stationnement, y compris les parcelles prévues pour son extension )

Un comité de gestion élabore le cahier de gestion du site

pour définir les types et modalités d’usage du sol et du sous-sol adaptés au site

et participe à la définition d’un programme destiné à améliorer les conditions de la fréquentation du site

et à résorber les principaux points noirs identifiés

( comme le rejet des effluents du village dans la grotte ou la décharge située sur le plateau de Camprieu )

 

  

 

Depuis les travaux effectués en 2006, la visite aménagée propose un circuit de 1Km très accessible

Horaires

Avril - Mai - Juin : 10 H 00 - 17 H 30

Juillet – Août : 09 H 30 - 18 H 30  … Septembre : 10 H 00 - 17 H 30

Octobre Novembre ( jusqu'au dernier jour des vacances de la Toussaint ) : 10 H 30 - 16 H 30

Température intérieure : 10°C

( vêtements chaud … quelle que soit la saison )

 

 

 

 

 

 

… A la recherche du Bonheur …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«  … Grimpant sur les blocs, suivant les petites grèves de sable et de cailloux, cheminant au long des corniches,

les deux hommes gagnèrent le fond du grand couloir.

Là, un effondrement de la voûte ouvrait sur le ciel un immense entonnoir et redonnait du jour à la grotte.

Des arbustes poussaient sur les pentes abruptes de cet aven et, dans leurs branches entrelacées, on voyait dériver des nuages.

Sous cette lumière étrange, le grand couloir obliquait vers la gauche et, en quelques mètres, se perdait dans l’obscurité.

Sur la droite de ce couloir, des galeries étroites s’ouvraient dans le roc et menaient au fond de l’abîme. … “

 

 « L’ Auberge de l’abîme »

André Chamson - Grasset - 1933

 

 

 

 

 

 

 

  … L’Abbaye du Bonheur …

 

… Les ruines de l’Abbaye …

 

 

 

 

… Les premiers touristes …

- à la recherche du Bonheur et de Bramabiau -

 

 

 

 

 

… Et aux alentours de Camprieu …